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BOUTIQUE DE LA FERME EUMATIMI

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Recettes

Boeuf grillé mariné, poivre maniquette (poivre de quinée), mustarda de cerises ou cerises caramel

Macreuse de boeuf en escalope

Tarte aux pommes

De la fourche à la fourchette Publié dans Le Bulletin des agriculteurs de Janvier 2006
Télévision gratuiteTélévision gratuite
Ferme du Bon Temps
BOUTIQUE DE LA FERME EUMATIMI
Ferme Eumatimi Enr - 241 St-Joseph Est, Québec, QC - (418) 524-4907 - G1K 3B1


Les éleveurs passionnés de bœuf Angus de la Ferme Eumatimi et la cuisson du bœuf avec Yvan Lebrun de L’Initiale. La ferme Eumatimi fournit aujourd’hui des restaurants de Montréal : Leméac, le Mitoyen à Laval, Ô Chalet. Ils font aussi quelques livraisons à des particuliers prêts à faire des commandes sérieuses. Pour information, il faut téléphoner au 418-524-4907 Leur comptoir-boucherie à Québec est situé au 241, Rue Saint-Joseph Est, dans le quartier Saint-Roch. On trouve aussi leurs produits au Marché du Vieux-Port à Québec durant la saison estivale. Restaurant Initiale 54, rue Saint-Pierre Québec Téléphone : (418) 694-1818

QU'EST-CE QUI MIJOTE
Résumé de l'émission du samedi 27 octobre 2007


Recettes 100 % boeuf
La tendance est aux coupes de bœuf économiques. En compagnie de Denis Lorquet, son ami boucher, il vous les fait découvrir dans trois délicieuses recettes apprêtées selon trois modes de cuisson différents : le braisage, la cuisson au four et à la mijoteuse. Notre chroniqueur Maxime visite la Ferme Eumatimi qui produit un bœuf de grande qualité et Laurence fait (lentement !) le tour des mijoteuses offertes sur le marché.

du coeur au ventre  

Les éleveurs passionnés de bœuf Angus de la Ferme Eumatimi et la cuisson du bœuf avec Yvan Lebrun de L’Initiale.

Lorsqu’ils ont ouvert leur comptoir de boucherie à Québec pour mettre en marché leur magnifique bœuf Angus, Mario Pilon et sa femme Michelle Cyr ont cru bien faire en affichant des photos de leurs bêtes au-dessus des présentoirs de viande, de manière à indiquer exactement de quel animal provenait chacune des coupes. La clientèle n’était pas enchantée : « Il y a des clients qui nous ont dit que ça les mettait mal à l’aise, alors on a enlevé les photos. »

Un rapport plus vrai avec ce que l’on mange
Même s’il comprend que les gens soient sensibles au sort des animaux, Mario Pilon déplore que la majorité des consommateurs d’aujourd’hui n’aient aucun contact avec l’animal derrière le steak qu’ils mangent. «Il y a des gens qui ne veulent même pas savoir que ça vient d’un animal. Ils pensent que les steaks, ça poussent dans les arbres. Dans les supermarchés, tout est coupé pareil, emballé pareil, il y a un fossé incroyable entre le consommateur et l’animal. »

Mario Pilon n’a pas toujours eu une vision aussi engagée de l’élevage. Fils d’agriculteur, il a racheté la ferme de son père à Saint-Majorique, près de Drummondville, en 1994. Une petite ferme : 10 vaches, 30 cochons, 40 arpents de terre. Comme il n’avait jamais éprouvé beaucoup d’affection pour les cochons et qu’il ne souhaitait pas devenir cultivateur, il a décidé d’augmenter le troupeau de vaches et d’essayer de vivre de l’élevage du bœuf. Après la crise de la vache folle, Mario et Michelle ont décidé de commencer à vendre leur viande de bœuf directement aux consommateurs.

Un élevage à petite échelle
« Rester petits « et traiter leurs animaux le mieux possible, c’est ce que souhaitent Mario et Michelle. Ils ne donnent plus d’hormones à leurs bœufs depuis qu’ils ont découvert que la viande était beaucoup plus tendre sans hormones et qu’ils ont établi des liens serrés avec leurs clients, qui leur réclamaient d’ailleurs de la viande sans hormones. Ils ne sont pas prêts à prendre le virage 100% bio, mais leur approche favorise la santé des bêtes, des humains et de la terre. Le Québec ne reconnaît toutefois pas encore les élevages fermiers de petite taille : « Je n’ai droit à aucune distinction ou appellation réservée pour mon produit. », explique Mario.

L’art de faire boucherie
C’est grâce à une poignée de restaurateurs de la région de Québec que la ferme Eumatimi s’est fait connaître. «Tout a commencé avec M. Lebrun de l’Initiale, qui a commencé à nous acheter de la viande. C’est aussi grâce aux restaurateurs qu’on a commencé à apprendre comment couper la viande, à connaître les différentes cuissons pour tous les morceaux de bœuf. »

Ainsi, la spécialité de la ferme est de mettre en valeur des coupes de bœuf qu’on ne voit jamais à l’épicerie et qui méritent mieux que de finir en viande hachée. Connaissez-vous la hampe, la souris, la macreuse, le mouvant, l’araignée ou encore le merlan ? Selon Michelle, chaque pièce du bœuf peut être apprêtée délicieusement, à condition de respecter le mode de cuisson approprié. Certaines coupes exigent un patient braisage alors que d’autres aiment être saisies sur le gril.

En cuisine à L’Initiale
Pour faire honneur au bœuf Angus de la ferme Eumatimi, Yvan Lebrun, chef réputé du restaurant L’Initiale, à Québec, reçoit Daniel et Marie-Claude dans sa cuisine et leur fait découvrir comment apprêter des pièces de bœuf méconnues.

Ainsi exceptionnellement il nous dévoilera quelques-uns de ses trucs et secrets, lesquels sauront vous inspirer dans l’art d’apprêter le bœuf et de l’accompagner de produits du terroir. Également une variante de tarte aux pommes individuelle.

Recherche : Marie-Claude Élie Morin

Coordonnées :
La ferme Eumatimi fournit aujourd’hui des restaurants de Montréal : Leméac, le Mitoyen à Laval, Ô Chalet. Ils font aussi quelques livraisons à des particuliers prêts à faire des commandes sérieuses.

Pour information, il faut téléphoner au 418-524-4907

Leur comptoir-boucherie à Québec est situé au 241, Rue Saint-Joseph Est, dans le quartier Saint-Roch. On trouve aussi leurs produits au Marché du Vieux-Port à Québec durant la saison estivale.

Restaurant Initiale
54, rue Saint-Pierre
Québec
Téléphone : (418) 694-1818


Croire en son produit
Malgré l’opinion publique, Michelle Cyr et Mario Pilon ont toujours cru en la qualité du bœuf québécois. Les bouvillons croisés avec du Angus offrent une viande persillée et savoureuse, la viande préférée des Américains… et des restaurateurs.

Lorsque survient la crise, l’étable de la ferme Eumatimi est à pleine capacité : 200 bouvillons. Chaque veau avait coûté 900 $ à l’achat, sans compter l’alimentation, et l’abattoir offrait, dans les mois suivants, entre 400 et 600 $ pour des bouvillons finis.

En juillet, Michelle et Mario commencent par vendre leur bœuf en quartiers aux bouchers, puis ils font découper la viande avant de la vendre. Ils sont insatisfaits dans les deux cas. Une évidence s’impose : ils doivent ouvrir leur propre salle de coupe.

En septembre 2003, ils louent une boucherie qui avait fermé. N’ayant pas le temps pour suivre une formation, ils doivent apprendre au contact de leurs employés et de leur clientèle. Objectif : vendre aux restaurants haut de gamme pour aller chercher un maximum de valeur ajoutée. Direction : Québec. En juillet 2004, ils ouvrent un kiosque au Marché du Vieux-Port de Québec, avec lequel ils sont tombés en amour.

Un an et demi plus tard, leur kiosque au Marché du Vieux-Port fonctionne bien et ils ont développé une belle complicité avec les meilleurs restaurateurs de la région de Québec, dont le réputé chef Daniel Vézina du Laurie-Raphaël.

« Au début, se rappelle Mario, nous étions impressionnés quand un chef nous disait que l’ambassadeur de Hongrie avait mangé notre bœuf et qu’il avait apprécié. » Toute la viande du couple de producteurs est écoulée fraîche, autant au marché qu’auprès des restaurateurs.

Une viande des plus naturelles
À la demande de ses clients, la ferme Eumatimi a délaissé les hormones de croissance.